La résilience porte un nom
Ce nom, c’est celui de Michel Combes, car il en est l'exemple parfait. En effet, ce modeste patron s'est fait virer comme un malpropre deux fois de suite. La première fois, c'était en 2015. Il était alors PDG d'Alcatel. Tout allait pour le mieux, jusqu’à son brutal licenciement. Il a du se contenter de 7,9 millions d'euros en quittant l'entreprise. Un vrai déchirement. Un coup bas. Un coup dur. Mais il encaisse. Il n'a pas succombé à la tentation d'adhérer à la CGT, heureusement pour lui. Non. Michel Combes est fort. Il tient bon. Et il relève la tête.
Il se relève aussi les manches. C'est un battant, un gagnant comme on les aime. Il devient, peu après, à la force du poignet, PDG d'Altice (SFR)... avant de se faire licencier, encore une fois.
Cette fois, la chute est douloureuse. Il ne devra se contenter que de 6 millions d'euros d'indemnités de départ (plus 3,4 millions pour son salaire annuel).
Le lion est touché, mais il ne s'avoue pas vaincu ! Peu à peu, il a repris une vie normale. Après avoir envoyé quelques CV à droite à gauche, il dégotte, début 2018, un petit job de directeur financier dans le groupe Sprint, 4e opérateur en téléphonie mobile des USA.
Aujourd'hui, à 55 ans, Michel Combes a été contraint de quitter la France et vit dans la peur. Il sait qu'il est assis sur un siège éjectable. Il n'est que numéro 2 dans cette entreprise. Il n'a touché que 600 000 dollars d'indemnité d'arrivée et son salaire annuel est fixé à seulement 1,5 million de dollars.
Une bien maigre consolation, et pour combien de temps...?
"Désormais, je vis au jour le jour", a-t-il déclaré les yeux humides. "En France, on ne traite pas les employés comme il faudrait. Mais il faut savoir se relever. La résilience m'a sauvé, j'en suis la preuve vivante."
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