Une femme méritante !
Muriel Pénicaud est chargée de la réforme du code du travail. Une tache ingrate mais noble, et la ministre du travail n'a pas peur de se salir les mains. Elle l'a démontré déjà, quand elle était DRH chez Danone. Cette grande dame sait prendre son courage à deux mains quand c'est nécessaire. Ainsi, quand, en 2013, il faut licencier 900 personnes, elle n'hésite pas. C'est pour le bien de l'entreprise. L'annonce de ce licenciement de masse fait grimper la côte Danone à la bourse. Mais bien sûr, humainement, ce n'est pas si facile. On a tous un cœur ! Aussi, pour apaiser un peu sa conscience personnelle, elle en profite pour revendre ses actions et empocher une plus-value de plus de 1,1 million d'euros, en plus de son salaire annuel d'un montant d'environ 1,2 million d'euros. C'est pas le Pérou, mais ça aide à faire passer la pilule...
En 2014, son maigre salaire annuel atteint péniblement les 2,4 millions d'euros nets. Il est vrai que cette rémunération correspond à seulement 4 mois de travail, mais quand même, pas si facile de boucler les fins de mois avec ça.
En 2014 toujours, elle est décorée de la médaille d'Officier de l'ordre national du Mérite. Mais c'est mérité, elle qui avait déjà été nommée en 2008 Chevalier de la Légion d'honneur.
Certains se sont permis de la critiquer lorsqu'elle était directrice générale de Business France. Des jaloux l'ont accusée de harcèlement et ont dénoncé son management soit disant autoritaire. Mais voilà, quand on est une simple femme, il faut parfois hausser le ton pour se faire respecter. 671 infractions au code du travail auraient été relevées lors de ses deux années comme dirigeante. Une broutille. En effet, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Et puis les employés sont devenus si susceptibles...
Quand il faut dégager du syndicaliste, Muriel Pénicaud répond présent, là encore. Et, quitte à paraître, encore une fois, autoritaire et injuste aux yeux du commun des mortels, elle n'hésite pas à valider le licenciement du postier Gaël Quirante (syndicat SUD) en mars 2018, tandis que cette procédure a été refusée plusieurs fois par l'inspection du travail.
Voilà donc une femme comme on les aime, entreprenante, qui n'a pas froid aux yeux et qui ne s'embarrasse pas de fioritures. Nul doute qu'elle saura s'acquitter comme il se doit de sa mission de destruction du code du travail, qui n'est, comme chacun le sais, qu'un frein à l'épanouissement des entreprises et de leurs DRH au grands cœurs...
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